L’Ecliptique – Benjamin Wood


[Sanctuaire]
Les premières pages mettent en place le lieu et les personnages, auxquels je m’attache très rapidement je dois dire. On comprend rapidement que Portmantle et les gens qui habitent là sont loin d’être ordinaires. Dans cet espace retiré du monde, il n’y a de place que pour les artistes – tout art confondu – en quête d’inspiration et de renouveau.lecliptique-benjamin-wood

[Drame] – Intrigue et originalité
Dans ce sanctuaire pour artiste déchu, en mal de vivre et de créer, on n’entre pas « comme ça ». Il faut avoir été recommandé et admis. Et toute l‘intrique est là, ce qu’il se passe avant Portmanlte, pendant et éventuellement après, si on en sort.
Dans la première partie du récit, l’auteur nous fait entrée dans la vie des résidents. Il nous fait vivre l’arrivée d’un garçon qui, par son jeune âge et ses manières, vient troubler la vie en apparence paisible des artistes reclus ici.

La deuxième partie [retour en arrière] accompagne les débuts timides d’Elspeth dans le monde des artistes. Des premières créations innocentes mais profondes, aux peintures sans fonds en série pour contenter les galeristes … jusqu’à l’impossibilité de créer.

Les deux parties suivantes viendront démêler le vrai du faux de cette histoire … alors création ou folie ?

[Technique]Facilité de lecture
Il y a une grande place pour l’art et la peinture notamment, dans ce livre. Même si le récit est complexe, je l’ai trouvé fluide et bien construit.

[Talents]Personnages

Knell alias Elspeth Conroy artiste peintre écossaise, elle a débuté la peinture dans l’arrière-cour de ses parents avant de faire les beaux-arts. C’est elle qui raconte l’histoire, son histoire.

Les résidents de Pormantle : MacKinney – dramaturge en panne, Quickman – écrivain en panne, Pettifer – architecte en panne … Ils sont le noyau, les amis de Knell, les longs séjours.

Le doyen : chargé de veiller sur le sanctuaire et les résident, il veille surtout à ce que chaque règle soit respectée et ne tolère aucun écart.

Fullerton : le dernier arrivé à Portmantle, très perturbé il sera retrouvé noyé dans sa baignoire quelques temps après son arrivée.

Chacun des personnages est complexe et apporte quelque chose au récit.

[Clarté] – … et c’est terminé
Je ferme le livre avec le sentiment de ne pas avoir tout saisi, tout compris. Et pourtant j’ai été très touchée par cette lecture et surprise par l’issue. C’est un livre très centré sur le monde des artistes : peintres, écrivains … Leurs complexité, leurs doutes, leurs processus créatif, leurs échecs … et tellement plus encore. Il y a beaucoup de sensibilité dans l’écriture et dans les personnages.


lecliptique benjamin woodJ’ai beaucoup aimé ce livre et surtout l’écriture qui nous amène à réfléchir, sur le récit bien sûr mais également sur nous-même. De façon instinctive on en vient à deviner les choses et je suppose qu’il y a beaucoup d’interprétations possibles.
Aussi, au-delà du récit et de l’intrique, ce livre m’a renvoyé un peu à moi-même.
Si comme Knell, vous ne voyez rien de gratifiant dans votre travail, si vous mettez en doute la parole des autres en vous disant qu’ils doivent sacrement manquer de discernement pour s’intéresser à vous, si l’impression féroce d’être un imposteur vous guette, si vous vous sentez si peu digne d’intérêt – alors ouvrez ce livre, c’est un réel écho.

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