La malicieuse revanche d’un souffre-douleur – Serge Farnel

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[La cloche a sonné]
Rentrée des classes au collège. Dès les premiers mots et le premier cours, cette lecture s’annonce un peu comme la guerre des boutons. On est alors assis au milieu des élèves et on revit ces années. Un début tout en douceur, un peu trop.

[Heures de colle] Intrigue et originalité
Il s’agit dans ce récit de retranscrire ce qu’un enfant peut vivre pendant ces années difficiles. Ces années de transition entre l’ignorance et les premières vraies désillusions qui vous font entrer bien trop rapidement dans la vie d’adulte. Le mal-être, les clans, les bêtises, les actes spontanés et irréfléchis : soit tu fais partie des bons soit tu fais partie des boulets mais quoi qu’il arrive tu en restes marqué.

L’auteur est plein de douceur. La réalité est bien plus brutale à ces âges malheureusement. On se reconnaîtra forcément un peu dans l’un ou l’autre des personnages J’aime beaucoup le sujet de ce récit, beaucoup moins la façon dont il est traité. Je ne le trouve pas assez exploité.

[Dictée] – Facilité de lecture
C’est un roman facile à lire, on ne sait pas bien ce qui nous attend au départ même si on voit rapidement se dessiner les profils, autrement dit qui tapera sur qui …

[Bolides]Personnages
Thierry : le fils du dirlo. Est-ce que les mômes disent encore dirlo de nos jours ? Manipulateur et conspirateur, il calcule tout, de façon à être le mieux servi possible. Il faut dire qu’avec sa filiation, il ne part pas avec un avantage.

Arthur : le narrateur, sa différence à lui c’est d’être trop grand et de se retrouver, en classe, assis à côté de Thierry. Il tombe amoureux, à son âge me direz-vous … c’est bien normal les premier émois, mais ce que ça peut nous faire réaliser c’est quand même autres chose.

Les professeurs : ils sont tous c-a-r-r-e-m-e-n-t clichés ! La prof de musique qui ne jure que par son diapason. Le prof d’anglais avec un nom qui sonne comme tel (et c’est peut-être ça qui lui a donné sa vocation), il a une façon de faire qui pousse (même) l’autorité à se moquer de lui. Merci la crédibilité. Le prof d’histoire, bien sous tous rapport, avec sa veste qu’on imagine bien, être toujours la même. Et le fameux prof de maths, grand, sec et dégarni mais surtout pas bien riche.

Bien que certains professeurs soient un peu banals, il est intéressant à la découverte des personnages d’en associer la description à un enseignant que l’on a déjà eu : un peu gauche, un peu chiant un peu mal fagoté … Ça a, pour moi, été l’occasion de me rappeler de bons souvenirs (et quelques mauvais …).

[Donne-moi ta main …] – … Et c’est terminé
On espère que les années à venir épargneront encore un peu Arthur et Thierry et que comme nous ils évoqueront leurs souvenirs avec une légèreté et une nostalgie qui les fera sourire. Il n’y a pas eu de grandes surprises pour moi dans ce roman, juste une douce histoire à revivre.


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C’est une histoire classique. On ne découvre rien qu’on ne sache déjà dans ces lignes, on revit juste les choses de “l’autre côté”. Grâce aux mots, Serge Farnel nous raconte les espoirs d’être parmi les bons et les déconvenues qui en résultent si ce n’est pas le cas. Les premières réflexions qui nous guettent à l’entrée dans le monde adulte et les tentations multiples pour trouver sa place. Pourtant bien écrit ça n’en reste pas moins une lecture qui ne m’a pas séduite.

 

 

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